Comment bien choisir son contrat prévoyance ?
Forfaitaire ou indemnitaire ?
Vaste débat… Le contrat sur base indemnitaire vous dédommagera en tenant compte de la réalité de vos revenus (sur base de documents fiscaux de l’année N-1 en règle générale) sans pouvoir la dépasser (avec néanmoins une certaine latitude pour les organismes pas trop rigides)
Cette base d’indemnisation pourrait être gênante en cas de variations importantes de votre chiffre d’affaires ou de vos revenus d’une année sur l’autre (surtout à la baisse).
Exemple : votre activité libérale vous permet de vous distribuer des revenus de 6 000 € par mois et, prudent, vous couvrez la totalité de vos gains par une prévoyance qui s’appuie sur une base indemnitaire. L’année suivante vous ne pouvez plus prélever que 4 500 €. La troisième année votre clinique vous permet de dégager à nouveau au moins 6 000 € de revenus, et cette année vous avez malheureusement un sinistre (incapacité de travail sur plusieurs semaines).
La compagnie qui vous assure peut alors vous demander un justificatif de revenus de l’année N-1 (2035, compte de résultats ou avis d’imposition) et décider autoritairement de vous indemniser que sur une base de 4 500 €. Pourtant vous payer une prime d’assurance sur base d’une garantie de 6 000 €.
Aussi en cas de sinistres à répétition (rechute notamment), les revenus du praticien seront aussi fluctuants d’une année sur l’autre, et donc la base d’indemnisation retenue sur l’année N-1 moins importante.
Le contrat sur base forfaitaire, indemnisera pour sa part le Vétérinaire sur base de l’indemnité souscrite, donc pour laquelle il aura cotisé.
Le contrat forfaitaire serait plus sécurisant pour l’assuré. Néanmoins il convient d’apporter quelques nuances avant de bannir les contrats dits « indemnitaires »
. Certains contrats indemnitaires sont « pondérés » : ils fonctionnent lors la première année d’installation du praticien sur une base forfaitaire (sinon comment l’assuré pourrait-il fournir un justificatifs de revenus libéraux ?).
. Pour des revenus fluctuants lors de sinistres répétitifs notamment, l’assureur pourra demander des justificatifs sur plusieurs années (en règle générale sur 3 ans) et faire tout simplement une moyenne.
La majorité des contrats dits « forfaitaires », peuvent aussi brider le niveau des prestations versées … en précisant dans leurs conditions générales que l’indemnisation ne peut en aucun cas être source de gains. Enfin certains contrats prévoyance brident le montant des indemnités journalières pour les praticiens qui débutent leur activité libérale, sur une base forfaitaire que ne dépassera pas, par exemple 100 € par jour.
Notre cabinet travaille en autre avec un contrat dit « indemnitaire ». Nous avons l’expérience de plusieurs dizaines de sinistres avec cet organisme exclusivement spécialisé en prévoyance médicale avec parfois des situations particulières (Sinistre en tout début de carrière et peu de temps après la souscription de la prévoyance, sinistres à répétition). Tous nos assurés ont été parfaitement et justement indemnisés sur base des garanties souscrites sans que leur soit opposé qu’ils soient dans le cadre d’une prévoyance dite « indemnitaire ».
Le plus important n’est-il pas d’avoir des garanties indemnités journalières parfaitement adaptées à une réalité comptable (Dés que l’on a au moins un exercice complet) et qui nécessitera un suivi de votre conseiller en prévoyance, surtout les premières années de votre activité ? Ensuite la majorité des Vétérinaires auront des données comptables relativement stables (sauf investissement dans du matériel très important, ou travaux d’aménagement de la clinique par exemple) …
Attention cela ne veut pas dire qu’il faut « laisser courir » sa prévoyance sans la revoir pendant plusieurs années !!!
