Moins de 35 ans à l’installation : trois ans de prévoyance CARPV à tarif réduit
En vous installant en libéral, vous êtes affilié d’office au régime invalidité-décès de la CARPV. Ce régime obligatoire comporte trois classes de cotisation, et le choix fait au départ pèse sur toute la suite. Si vous avez moins de 35 ans au moment de l’installation, la caisse applique un tarif spécial pendant vos trois premières années d’exercice libéral.
Les tarifs 2026
- Classe minimum : 390 € par an, au tarif normal comme au tarif spécial.
- Classe médium : 780 € au tarif normal, 647,40 € au tarif spécial.
- Classe maximum : 1 170 € au tarif normal, 780 € au tarif spécial.
En classe maximum, l’écart atteint 390 € par an, soit 1 170 € sur les trois ans. Pour ce prix, la classe maximum garantit en 2026 un capital décès de 113 955 € et une rente d’invalidité de 25 680 € par an à 66 %, contre 37 985 € et 8 560 € en classe minimum.
Par défaut, la classe maximum
La CARPV vous inscrit en classe maximum, sans délai de carence ni sélection médicale. Pour cotiser dans une classe inférieure, il faut le demander au plus tard un mois après la réception de votre questionnaire d’affiliation par la caisse. Réfléchissez avant de le faire : remonter plus tard dans une classe supérieure impose un délai de carence d’au moins six mois, et les rentes d’invalidité de la classe choisie ne jouent que si la cause de l’invalidité est postérieure à ce changement.
Ce que ce régime ne couvre pas
Le régime de la CARPV protège contre le décès et l’invalidité de plus de 66 %, reconnue plus d’un an après sa survenue. Il ne verse rien pendant les 365 premiers jours d’arrêt, ni pour une invalidité inférieure à 66 %. De son côté, l’Assurance maladie verse des indemnités journalières aux libéraux du 4e au 90e jour d’arrêt, à condition de justifier d’au moins 12 mois d’affiliation : un jeune installé peut donc ne pas y avoir droit pendant sa première année. Entre le 91e et le 365e jour, rien n’est prévu par les régimes obligatoires.
C’est pourquoi l’installation est le bon moment pour vérifier deux choses : la classe CARPV retenue, et un contrat de prévoyance complémentaire qui prend le relais dès les premiers jours d’arrêt, en tenant compte des risques propres au métier (blessures par les animaux, accidents en rurale).
Pour chiffrer vos besoins, utilisez notre simulateur prévoyance de première installation et consultez la page sur les démarches d’installation du jeune vétérinaire.



